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Les Critiques et la Presse

 

L'officiel des Spectacles

 

 

" LES DÉLICES DU BAISER "

Dans cette création imaginée à partir de canevas de Commedia dell'Arte,

il n'est question que de baisers, du baiser de l'homme primitif à celui plus sophistiqué

de Juliette et Roméo, en passant par ceux d'Arlequin et Colombine,

le spectateur assiste à une vaste déclinaison de ces délicats jeux de l'amour.

A la COMEDIE ITALIENNE

Semaine du 26 avril au 2 mai 2017

 

Le Figaroscope

 

 

Armelle Héliot

19 / 04/ 2017

 

WebThéâtre

 

 

Est-ce le spectacle de la dernière chance ?

La Comédie italienne d’Attilio Maggiuli vient de rouvrir contre vents et marées.

Au début de l’année, ces héritiers de la commedia dell’arte et de Goldoni avaient annoncé la disparition de leur lieu, après 43 ans d’activités, faute de moyens.

L’équipe avait vendu des costumes : c’était la seule activité qui se déroulait tristement derrière la façade bleue de la rue de la Gaîté. Vendre une partie de ses trésors pour payer ses dettes...

Mais, avec l’aide de quelques mécènes discrets et beaucoup de courage, un nouveau spectacle est en place et l’entrée déverrouillée ! Maggiulli, pour répondre à la gravité de la situation par la légèreté, propose un spectacle sur le baiser !

C’est plutôt une série de mini-comédies sur ce geste amoureux : baisers de la préhistoire, baiser de Roméo et Juliette, baisers de l’épouse dont le mari est parti à la croisade, baisers du vampire…

Toutes ces scènes sont plaisantes, qui cherchent plus à faire vivre des codes de jeu ancien qu’à conter une histoire élaborée.

C’est pourtant la longue scène du baiser d’Arlequin et Colombine qui fait naître le plus d’applaudissements. Là, l’originalité de la Comédie italienne est à son sommet, dans sa mission, dans sa vitalité entre l’histoire et le présent.

Hélène Lestrade reste l’interprète la plus brillante de l’équipe, la « prima donna », tandis que David Clair affirme une grande puissance comique. Maëlle Salomon, Alexis Long et Vincent Morisse incarnent avec un jeu élégant et destructeur la nouvelle génération.

La Comédie italienne vient de renaître, donnant de nouveau aux Parisiens le rire dont ils ont besoin.

Gilles Costaz

29 /12/ 2016

 

Le Figaroscope

 

 

DÉLICES A L'ITALIENNE

LA COMÉDIE ITALIENNE ROUVRE SES PORTES avec

" LES DÉLICES DU BAISER "

une fantaisie montée par le vaillant ATTILIO MAGGIULLI et jouée par la troupe à la tête de laquelle on trouve la charmante HELÈNE LESTRADE.

La Comédie Italienne rouvre ses portes et c'est une très bonne nouvelle.

Après 40 ans de bons et loyaux services, Attilio Maggiulli son directeur, au bord de la faillite, avait été contraint à une action désespérée contre les grilles de l'Élysée pour tenter de se faire entendre des pouvoirs publics.

On l'a pris pour un fou. Et c'est vrai que c'est une folie de trop aimer le théâtre.

Maggiulli a dû vendre ses magnifiques costumes pour produire ce spectacle qui n'étonnera en rien ceux qui aiment son travail.

Commedia dell'arte revisitée, esthétique soignée, jeu distancié des comédiens, ce sont les recettes de la Comédie Italienne.

Avec, en vedette la toujours délicieuse Hélène Lestrade.

L'action se passe chez une comtesse qui a la sympathique manie de faire jouer des petites saynètes de théâtre.

Son thème choisi : le baiser. Qu'importe l'intrigue poussée ici à son plus extrême dénuement, mais vive la mise en abyme qui permet de jouer faux tout en s'amusant.

On est dans la bouffonnerie, le ludique avec une once de baroque et de fantastique.

La troupe est bien rodée autour d'Hélène Lestrade, Vincent Morisse, très drôle, David Clair, Maëlle Salomon, Alexis Long.

Ce Théâtre est une institution ...

Jean-Luc JEENER

07/12/2016

Theatreauteurs.com

 

 

LES DELICES DU BAISER

Ils sont cinq et se démultiplient avec une énergie incroyable dans un chatoiement de couleurs, l'inventivité ayant présidé à l'élaboration des costumes.

Ce théâtre est peut-être le plus vivant de tous ; ici tout bouge, la cabriole est volontiers au rendez-vous et l'élégance du geste recouvre le tout. Car si le spectacle est fait pour nous instruire, la priorité réside dans le divertissement.

Son but ? … Améliorer la vie, la rendre par l'exemple plus supportable. Ce n'est hélas pas toujours l'impression que l'on retire certains soirs en certains lieux ...

Fort heureusement pour nous, le temple de la Commedia dell'arte vient après bien des vicissitudes de rouvrir ses portes. Ici, en dépit des circonstances, nulle morosité et pourtant le lieu - faute de subventions - resta fermé durant de longs mois.

On imagine aisément le désespoir des artistes mais son directeur, Attilio Magguilli a toujours fait preuve de courage, d'intrépidité même ! ...

Il en paya cruellement les conséquences mais on n'abat pas facilement un homme tel que lui. Il a donc écrit et mis en scène ce texte destiné à faire l'éloge du baiser au travers des siècles.

Quelques mots du thème : imaginez une grande dame aristocrate comme notre époque n'en connaît plus, laquelle écrit pour le plaisir de ses invités et le sien. Hélène Lestrade et son élégance naturelle incarne ce personnage en roulant les R comme une princesse russe.

A son côté, un majordome " proud as Artaban " l'assiste en toutes circonstances. Ici, la grande silhouette de Vincent Morisse et sa belle voix grave font merveille.

Après être sortis de l'époque des cavernes nous traverserons gaillardement celle des Croisades pour ensuite nous transporter à Vérone où une parodie drolatique de la célèbre scène du balcon nous offrira un Roméo benêt, face à une délicieuse gourde prénommée Juliette.

La scène est hilarante au possible portée par la fantaisie du duo : Noëlle Salomon / Alexis Long. " Baiser menteur " quand les années de mariage ont quelque peu émoussé les sentiments de l'époux, ce dernier se prendra pour un Ulysse des tavernes après avoir fait fi des prescriptions de la loi Evin.

Alors, lasse de jouer les Pénélope, la comtesse se consolera platoniquement grâce au mythe de l'Ange gardien. Dracula s'invitera ensuite de façon inattendue à cette sarabande puis nous reviendrons à des moeurs plus charmantes par les soins conjugués du célèbre trio : Pantalon, Arlequin et Colombine. David Clair, tour à tour cuisinier en chef qui rate ses plats, tant son attention est bousculée par les projets théâtraux de la Comtesse, sera successivement un mari parti en Croisade, frère Laurent et Pantalon, sa bonhommie naturelle convenant parfaitement à tous ces personnages.

Spectacle ludique et joyeux par excellence ce dont nous avons le plus besoin par les temps qui courent … Bravissimo ! ! ! Allez-y nombreux car ils le méritent bien.

Simone Alexandre

24/11/2016

Holybuzz.com

 

 

" Les Délices du baiser "

Délices d'amour, ou presque…

On va à la Comédie italienne pour soutenir un théâtre qui rouvre après des difficultés financières et on tombe sur une pièce qui est un petit joyau !

Telle est la surprise qui guette les spectateurs qui reprendront le chemin de ce petit théâtre situé rue de la Gaîté et dont on ne peut rater la devanture, car l'univers de la Commedia dell'arte commence déjà sur le trottoir.

On entre et c'est un autre monde, de rêve éveillé, qui s'offre à nous. Enfin, dans la salle, les acteurs masqués et les angelots baroques viennent de partout, des murs comme du plafond. Ce n'est rien en comparaison de ce qui se passe sur scène.

À partir des canevas de trois auteurs - C. Invernizzio, I. Corvinus et l'inévitable C. Goldoni - d'époques différentes, la troupe du lieu a créé une pièce traitant des " Délices du baiser ".

Une vieille comtesse délaissée et plus ou moins ruinée a invité des amis pour les régaler d'amuse-gueule qui brûlent dans le four tandis que sa maisonnée donne une pièce qui évidemment ne se passe pas comme prévu.

Très méthodique - et c'est sans doute le seul point qui fasse montre d'ordre - la pièce illustre quelques formes de baisers : le préhistorique, celui du chevalier, de Vérone, des vampires, le menteur et quelques autres dont, il faut le souligner tant le thème est rarement traité (et ici avec délicatesse et poésie), celui de l'ange gardien.

Dire qu'on rit une fois par minute est en dessous de la vérité. C'est que les comédiens, s'ils jouent la farce dans le style qui lui est propre, le font sans lourdeur et avec beaucoup de vérité de sorte qu'on échappe à la caricature.

Oui, il y a de nombreux lazzi, mais ils tombent toujours bien, juste quand on commence à peine à deviner qu'il pourrait bien se passer quelque chose à ce moment-là.

Bref, aller voir " Les Délices du baiser " à la Comédie italienne est peut-être un geste solidaire, mais c'est surtout la garantie de beaucoup s'amuser !

Pierre FRANÇOIS

05/12/2016

Le Canard Enchaîné

 

 

 

WebThéâtre

 

 

En mai dernier, la Comédie italienne, rue de la Gaîté, annonçait la fin de son activité.

Créé en 1974, ce théâtre mourait de dettes, de l'arrêt des subventions et de l'indifférence des tutelles.

Son créateur-directeur, Attilio Maggiulli, n'avait pas arrangé son cas en opérant le plus bel attentat dadaïste fait à Paris depuis le surréalisme : en 2013, il avait lancé sa voiture contre les grilles de l'Elysée.

Au lieu d'apprécier la beauté du geste, les pouvoirs publics l'envoyèrent à Sainte-Anne en prenant pour fou celui qui se moquait de notre président !

Or la Comédie italienne rouvre ses portes à partir du 16 novembre, avec un nouveau spectacle de Maggiulli, Les Délices du baiser.

Miracle provisoire ou miracle définitif ? Beaucoup d'amis ont apporté leur soutien au théâtre.

Le banquier du CIC, M. Lapomme, a été d'une aide sans faille. Plusieurs fournisseurs ont annulé leurs créances. La vente des costumes, dont certains avaient été donnés par le Piccolo Teatro de Milan, a remis un peu d'argent dans les caisses et permis de régler quelques salaires d'acteurs impayés.

Cependant, beaucoup d'entrepreneurs ont tourné autour de cette salle si bien placée pour s'en emparer : chaînes de pizza, crocodiles en tout genre... Maggiulli a tenu bon. Mais aucun sponsor n'a encore promis un soutien important.

La réouverture est donc une dernière tentative et une manifestation d'espoir. Un seul financier a commencé des négociations sérieuses : Vincent Bolloré, dont la gestion de Canal Plus et d'I-Télé est contestée mais qui, dans le domaine du spectacle, a secouru notamment la Cinémathèque française et le théâtre du Nord-Ouest.

Attilio Maggiulli définit ainsi la situation : " Aucune des personnes liées à la culture italienne n'a répondu à mes appels. Le seul qui ait réagi est Vincent Bolloré. Je rouvre le théâtre, dans un équilibre extrêmement fragile, car je sais que Bolloré fera quelque chose. J'anticipe ! La troupe est restée sept mois sans jouer.

Nous devons redonner vie à notre scène. Je suis en tractation avec Bolloré et j'espère qu'il pourra soutenir la Comédie italienne sur plusieurs années ". Que la fête re-commence !

Gilles COSTAZ

11novembre 2016

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Anciens Communiqués

WebThéâtre

 

 

La Comédie italienne a fermé ses portes

E finita la commedia ?

Sur la photo : Hélène Lestrade, Vincent Morisse, David Clair. Photo DR.

Au cours de la journée, les portes de la Comédie italienne, rue de la Gaîté, sont parfois ouvertes. L'après-midi surtout. Le directeur, Attilio Maggiulli, et son équipe ont mis en vente leur fonds de costumes et d'éléments de décor. Au moment où nous sommes là, un cheval de bois coloré est porté vers le coffre d'une voiture. " Là, je suis content, dit Maggiulli. Ce cheval est acheté par un théâtre forain. Il continuera à avoir une vie théâtrale. " Dans la salle, les tenues d'Arlequin ou de Pantalon, des robes chamarrées, des masques de cuir cachent les murs, envahissent les rangées de fauteuils. Il y a quelques acheteurs : ils doivent prouver qu'ils sont des artistes et non des brocanteurs pour accéder à cette manne arlequinesque aux prix très abordables.

C'est fini, la Comédie italienne ? Peut-être. Elle a en tout cas cessé de fonctionner le 23 avril, après la dernière d'Une joyeuse et délirante villégiature, une variation de Maggiulli d'après Goldoni et Casanova. Goldoni ! C'était l'auteur maison. 90% du répertoire joué ici, depuis 1974 (et 1980, si l'on s'en tient à la forme actuelle du théâtre, tel qu'il a ouvert cette année-là) fut du Goldoni, mais du Goldoni revu par Maggiulli, en toute liberté, dans un esprit de farce, avec des allusions insolentes à l'actualité, et dans la fidélité à la beauté fantasmagorique des architectures italiennes.

Sur une scène de poche, les trompe-l'œil et les jeux de miroirs permettaient - non, employons le présent -, permettent de donner l'illusion de palais profonds et de lieux divers et parallèles. L'élégance de la scénographie est un écrin pour l'apparente grossièreté du texte et du jeu. Mais cette grossièreté est de l'art. Arlequin, c'est un style populaire qui porte en lui toute une civilisation. A la création, Giorgio Strehler, dont Maggiulli fut l'assistant, Beckett, Mnouchkine, Lecoq aidèrent ou applaudirent Maggiulli, son épouse Hélène Lestrade (la " prima donna ", immense actrice) et leurs partenaires. Le public suivit. Ce fut une grande aventure, d'une vitalité brillante et étourdissante, à l'intérieur de l'histoire du théâtre parisien, où, dans le passé ancien et le passé récent, les comédiens italiens eurent souvent un rôle capital.

Mais, ces dernières années, les conditions économiques ont rendu la vie des petits théâtres extrêmement malaisée. Or la salle de Maggiulli fait moins de 100 places. Son activité multiple (ateliers, spectacles pour enfants) lui a permis de garder la tête hors de l'eau - tout en donnant le goût d'un art essentiel aux collégiens et lycéens.

Et il y eut le beau et fol acte de révolte de Maggiulli : lâché par l'Etat et la ville de Paris, il prit sa voiture et alla la percuter contre les grilles de l'Elysée, le 26 décembre 2013. Au lieu d'honorer ce geste artistique, digne des grands surréalistes, le ministère de l'Intérieur envoya Maggiulli à Sainte-Anne et le fit soigner comme s'il était fou ! A présent, il n'y a plus que la région Ile De France qui donne un peu d'argent à la Comédie italienne. Mais que décidera l'équipe de Valérie Pécresse ?

Qui pourrait aider une salle obligée d'accepter le statut privé et que la banque CIC a parfois empêché de couler ? Il faut pourtant sauver l'arlequin Maggiulli. Il y a des dettes, une partie des murs est hypothéquée (car Maggiulli possède les murs du n°17, mais pas ceux du n°19, alors que le théâtre occupe ces deux numéros de la rue !). " Je ne sens nullement dépassé car les jeunes générations et les enseignants sont avec nous, dit Maggiulli. Si nous sommes en mesure de rouvrir, je m'adresserai prioritairement aux jeunes pour transmettre un art et une technique de jeu. Nous avons été soutenus par les tutelles culturelles tant qu'elles ont été dans les mains des gens de culture. Les technocrates ont tout abîmé, et Vigipirate nous a fait tomber, financièrement, encore plus bas. Je ne veux pas louer la salle, je veux qu'elle prolonge cette aventure qui a défendu un théâtre entre Goldoni et Gozzi. S'il le faut, je continuerai dans une chambre de bonne. " A l'heure actuelle, la seule proposition d'apports financiers est venue d'une chaîne de pizzerias, à laquelle Arlequin a claqué la porte.

Comédie italienne 17-19, rue de la Gaîté 75014 Paris, tél. : 01 43 21 22 22.

Gilles Costaz

jeudi 19 mai 2016

Le Parisien

 

 

Paris : la Comédie italienne redoute une fin tragique

Haut lieu de la commedia dell'arte, la Comédie italienne meurt en silence dans une indifférence quasi-générale. Depuis que le rideau est tombé le 23 avril dernier après une ultime représentation d'"Une joyeuse et délirante villégiature" de Casanova, pièce jouée 145 fois, plus aucun spectacle n'est à l'affiche de la célèbre façade bleue du 19, rue de la Gaîté (XIVe). Fondateur en 1974 de cette scène unique au monde (lire ci-dessous), Attilio Maggiulli, dont la troupe a compté jusqu'à neuf comédiens, se dit "fou de chagrin et de douleur de ne pas pouvoir faire son métier. Et pourtant, ce n'est pas l'envie de continuer qui me manque". Contraint il y a deux mois à hypothéquer le théâtre dont il est propriétaire d'une partie des murs, Attilio Maggiulli, né à Naples il y a 70 ans, n'est visiblement pas prêt à mettre un point final à une si belle aventure : "Je ne sais pas. C'est peut-être une histoire qui se termine..." Et pourtant, Dieu sait qu'avec son épouse, la comédienne Hélène Lestrade, ils se sont démenés pour faire vivre ce ravissant théâtre-bonbonnière qui ne compte qu'une petite centaine de places. Assis dans la salle où il a installé son bureau et son ordinateur sur une planche calée entre deux fauteuils, ce passionné de théâtre, à la fois directeur, metteur en scène, adaptateur, montre les affiches dessinées par ses amis Cabu, Wolinski..."On a fait des pièces sur Berlusconi, sur Sarkozy... Forcément, on s'est mis à dos pas mal de gens", confie-t-il. Le directeur a lancé sa voiture contre l'Elysée Le directeur, qui n'a pas de mots assez durs pour critiquer "la politique culturelle froufroutante et tape-à-l'œil actuelle", paye aussi certainement son franc-parler. Sans oublier son coup de folie du 26 décembre 2013, jour où il a lancé sa voiture contre la grille principale de l'Elysée ! Geste désespéré qui lui a valu un mois et demi à Sainte-Anne. Petit à petit, l'Etat comme la Ville de Paris ont coupé les vivres à la Comédie italienne. "A l'époque d'Aurélie Filippetti, la subvention du ministère de la Culture est passée de 30 000 à 5 000 €. En 2014, l'aide de la Ville est tombée de 30 000 à 7 000 €", rappelle Attilio Maggiulli qui déclare ne plus rien percevoir, ni de l'Etat ni de la municipalité, depuis 2015. Outre les dons de généreux spectateurs et la vigilance d'"un banquier humaniste", le seul soutien qui lui reste est celui du conseil régional d'Ile-de-France qui lui a accordé 25 000 € l'an dernier. Pour l'heure, il n'est pas sûr que ce budget sera reconduit en 2016. "Si Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région, souhaite que nous continuions, je lui propose de venir à la Comédie italienne", affirme Attilio Maggiulli. Comme un SOS, l'invitation est lancée...

Un théâtre installé dans un ancien commissariat

C'est au directeur du Piccolo Teatro de Milan, Giorgio Strehler, l'un des plus grands metteurs en scène du théâtre européen du XXe siècle, que l'on doit la naissance de la Comédie italienne en 1974. " Strehler m'a dit : il n'y a qu'un seul fou pour monter un théâtre italien à Paris et c'est toi ! Avec mes potes, on va t'aider ", se souvient Attilio Maggiulli qui ne fait pas mystère du nom des " potes " en question : Italo Calvino, Jean-Louis Barrault, Henri Cartier-Bresson, Roland Barthes, Samuel Beckett… Installée dans un ancien commissariat dont les cellules sont devenues des loges, la Comédie italienne a fait rire plusieurs générations de spectateurs. Dans cette petite salle de la rue de la Gaîté, de nombreux élèves des écoles primaires ont aussi appris que " la commedia dell'arte est un pont entre le théâtre italien et le théâtre français. On ne peut pas comprendre Sganarelle sans connaître Arlequin, ni Harpagon sans passer par Pantalon ", s'enflamme Attilio Maggiulli.

Philippe Baverel

10 Mai 2016

L' AFP

 

Fermeture de la Comédie Italienne, le "piccolo teatro" de Paris afp, le 03/05/2016 à 19h22 La Comédie Italienne, l'unique théâtre parisien entièrement dévolu aux auteurs italiens, a baissé son rideau samedi faute de subventions, a annoncé à l'AFP son fondateur Attilio Maggiulli. "Nos subventions sont passées de 90.000 à 25.000 euros en trois ans", a-t-il indiqué. "La Ville et le ministère de la Culture ne veulent plus nous aider, et le Conseil régional ne peut pas contribuer sans d'autres partenaires publics", affirme le directeur du théâtre. La Comédie Italienne, qui recevait beaucoup de scolaires, notamment les classes d'italien de la capitale, a été très durement affectée par les restrictions apportées aux sorties après les attentats. Depuis 42 ans, Attilio Maggiulli proposait les grands classiques de la Comedia dell'Arte, expliquant avant le spectacle les ressorts de ce genre extrêmement varié. Des spectacles hauts en couleur, avec des costumes, tricornes et perruques magnifiques pour beaucoup donnés par le célèbre metteur en scène italien Georgio Strehler, qui a été le maître de Maggiulli au Piccolo Teatro de Milan. Attilio Maggiulli tenait son petit théâtre situé rue de la Gaîté à bout de bras depuis de nombreuses années. Il avait déjà fait une grève de la faim il y a une quinzaine d'années et avait percuté au volant de son automobile la grille de l'Elysée dans un geste de désespoir en décembre 2013. Désabusé, il regrette le manque d'intérêt de la Ville de Paris pour son travail pédagogique. "Ils nous traitent de ringards, parce qu'on ne fait pas de hip hop ou de rap", déplore-t-il. Il envisage désormais de vendre ses somptueux costumes pour éponger ses dettes.

afp

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Le Figaro

 

Finita Comédie italienne ÇA C'EST PARIS - Privé de ses subventions, Attilio Maggiulli doit renoncer à son théâtre situé rue de la Gaîté, un lieu unique qu'il avait créé en 1974. Un pâle soleil baigne la rue de la Gaîté, cet après-midi-là. Les petites vitrines de façade de la Comédie italienne sont vides. Plus une photographie, plus un extrait de presse. Mais une feuille blanche: "Fermeture définitive." Est-ce possible? On sonne. Attilio Maggiulli ouvre, casquette enfoncée sur le crâne, regard perdu des jours de chagrin.

La Comédie Italienne, l'unique théâtre parisien entièrement dévolu aux auteurs italiens, a baissé son rideau samedi faute de subventions, a annoncé à l'AFP son fondateur Attilio Maggiulli. "Nos subventions sont passées de 90.000 à 25.000 euros en trois ans", a-t-il indiqué. "La Ville et le ministère de la Culture ne veulent plus nous aider, et le Conseil régional ne peut pas contribuer sans d'autres partenaires publics", affirme le directeur du théâtre. La Comédie Italienne, qui recevait beaucoup de scolaires, notamment les classes d'italien de la capitale, a été très durement affectée par les restrictions apportées aux sorties après les attentats. Depuis 42 ans, Attilio Maggiulli proposait les grands classiques de la Comedia dell'Arte, expliquant avant le spectacle les ressorts de ce genre extrêmement varié. Des spectacles hauts en couleur, avec des costumes, tricornes et perruques magnifiques pour beaucoup donnés par le célèbre metteur en scène italien Georgio Strehler, qui a été le maître de Maggiulli au Piccolo Teatro de Milan. Attilio Maggiulli tenait son petit théâtre situé rue de la Gaîté à bout de bras depuis de nombreuses années. Il avait déjà fait une grève de la faim il y a une quinzaine d'années et avait percuté au volant de son automobile la grille de l'Elysée dans un geste de désespoir en décembre 2013. Désabusé, il regrette le manque d'intérêt de la Ville de Paris pour son travail pédagogique. "Ils nous traitent de ringards, parce qu'on ne fait pas de hip hop ou de rap", déplore-t-il. Il envisage désormais de vendre ses somptueux costumes pour éponger ses dettes.

Le Figaro

Armelle Héliot

2 Mai 2016

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SPECTACLE PRECEDENT

Le Figaroscope

 

LE BONHEUR A LA COMEDIE ITALIENNE

"Une joyeuse et délirante villégiature"

... De sublimes costumes, cinq comédiens talentueux,

quelque chose de frais et d'enjoué,

quelque chose de blagueur et de tendre qui fait que tous, petits et grands,

rient aux éclats et sont émus.

... C'est espiègle, joyeux, vif, enjoué.

... l y a là un charme et une grâce, un soin méticuleux, un enchantement,

dans un décor pensé pour le jeu et le bonheur !

Armelle Héliot

28 octobre 2015

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Le Canard Enchaîné

 

 

"Une joyeuse et délirante villégiature"

(Avanti !)

Et, si le temps d'un impromptu, donné à partir de la " villégiature " de Goldoni et d'un épisode de la vie de Casanova sur la marquise d'Urfé, sa bienfaitrice, la célèbre comédienne Silvia Balletti, égérie de Marivaux, avait accepté de sortir de sa retraite pour remonter sur les planches aux cotés de ces deux auteurs italiens ?

Voilà le point de départ du spectacle. Sur scène, ils sont cinq : Silvia (Hélène Lestrade, irrésistible de drôlerie !) dans le rôle de Sabina, une veuve coincée et dévergondée, Filippo (Goldoni/David Clair, son frère, à coté de la plaque, et Ferdinando (Casanova/Vincent Morisse), le chevalier servant, gigolo cupide, en vacances de luxe à Montenero, sur les hauteurs de Livourne.

C'est un peu la dolce vita chez les Bettencourt, servis par deux valets masqués, Arlequin et Colombine, sautillants et rigolards. Aux décors éclatants de la Comédie Italienne, dédié à la commedia dell'arte depuis 1974, et aux costumes somptueux de comédiens perruqués s'ajoute le bling-bling culinaire de ces bourgeois vénitiens en villégiature.

Dans une scène délicieuse, un cuisinier mongol (en fait un escroc napolitain !), censé ne pas parler la langue des maîtres, leur fait deviner le menu.

A moins d'être le mime Marceau, allez donc jouer un crabe avec mousseline de petits pois ou une poularde farcie à des truffes qui n'y comprennent rien et s'en remettent au public !

Attilio Maggiulli, le maître des lieux, qui a concocté ce spectacle, n'à rien perdu de son humour ravageur.

La dernière fois qu'on a entendu parler du maestro, en décembre 2013, il fonçait sur les grilles de l'Elysée avec sa Peugeot 307 pour crier " basta ! " à la baisse des subventions.

Depuis cette " petite folie ", la troupe, qui n'a plus une lire, est réduite à cinq comédiens, qui s'exercent désormais à plusieurs rôles.

Quand la reine de la rampe incarne la marquise d'Urfé, férue d'occultisme, c'est pour recevoir, dans une scène tordante, deux fripouilles à la Marx Brothers, qui, pour bien la plumer, lui vendent la recette de la jeunesse éternelle.

Pour cela, rien de plus simple : il suffit d'adresser à la lune une lettre invisible, écrite à l'encre invisible.

Attention ! si l'affranchissement est insuffisant, retour à l'expéditeur.

Mathieu Perez

11 novembre 2015

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PRECEDEMMENT

Le Figaroscope

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEES "

Rue de la gaîté, la Comédie Italienne a quitté son manteau d'Arlequin pour une façade d'un très joli bleu, un bleu céleste, un bleu espérance.

Il s'y donne en ce moment un de ces délicieux spectacles dont Attilio Maggiulli, fondateur de ce lieu unique au monde, a toujours eu le secret.

Un spectacle enchanteur fait avec trois sous mais beaucoup d'imagination et d'esprit. Jardin des amours enchantées est une comédie de Goldoni.

Mais c'est une comédie fantastique. On pourrait penser que Gozzi, le grand rival de l'auteur de la Locandiera, a mis la main à la pâte…

Décors superbes, costumes ravissants, intrigue déliée, tout ici est fait pour l'enchantement, les comédiens, rompus à ce style léger, ludique, sont tous excellents.

La fête est complète. On se laisse griser, on rit, on est ému.

Du très grand théâtre pour tous !

Armelle Héliot

12 novembre 2014

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Télérama

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEES "

La Comédie Italienne reprend l'un de ses succès adapté d'une fantaisie écrite à Paris en 1768 par Goldoni.

Sur une trame identique à celle de Riquet à la houppe (compte transcrit par Charles Perrault soixante-dix ans plus tôt), Goldoni invente une féerie avec masques ou Arlequin et Colombie font de délicieuses apparitions.

Dans cette veine, la petite troupe menée par Attilio Maggiulli fait toujours merveille.

Sous des masques à plumes et des dentelles charmantes et désuètes, le prince laid mais plein d'esprit réussit donc à mettre un peu d'intelligence à l'héroïne, parfaite idiote enfermée dans le jardin merveilleux par un oncle aux pouvoirs malfaisants.

La commedia dell'arte -et sa fine chorégraphie théâtrale- est ici d'autant mieux illustrée (et conservée) que les acteurs savent cligner de l'œil, furtivement, à l'humour d'aujourd'hui.

E.B.

7 janvier 2015

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Web Théâtre

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEES "

Le nouveau spectacle reste fidèle à Goldoni, mais change sensiblement de registre,

puisque, tout en restant dans la comédie, l'on passe à la féerie.

Arlequin débarque sur une île merveilleuse où il semble possible de s'aimer dans une nature paradisiaque.

Mais l'atmosphère se gâte vite entre un prince idiot, un mage sournois, un prince disgracieux et une nymphe candide.

Colombine est doublée par une troublante Cocottine, et le dieu de l'Amour a bien du mal à faire régner l'harmonie parmi ces voyageurs très agités.

Goldoni a écrit très peu de féeries, laissant ce domaine à son grand et méchant rival, Gozzi. Mais on a retrouvé ce canevas, que Maggiulli a adapté très librement, en lui donnant le rythme comique, hérité de la commedia dell'arte, dont il a a le secret.

On suit l'histoire d'un peu loin, car elle n'existe que par sa fantaisie et les incidents facétieux qui se multiplient.

Le décor de nature enchantée est magnifique (et différent des scénographies d'intérieur que l'on voit habituellement dans ce théâtre).

Les masques, aux formes et aux couleurs éclatantes, sont de toute beauté.

Les acteurs, la remarquable Hélène Lestrade, les très expérimentés et brillants David Clair et Jean-Jacques Pivert, Alexis Lang, Hélène Defline, Côme Grévy savent jouer avec le public et ce langage théâtral si blagueur, si savant et si élégant.

Maggiulli parvient à accorder l'arlequinade et la féerie.

Quel beau travail d'artisan, donc de maître !

Gilles Costaz

5 janvier 2015

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Le Figaro Magazine

 

 

THÉÂTRE À L'ITALIENNE

Adapté d'une féerie de Goldoni,

Le Jardin des amours enchantées, le nouveau spectacle d'Attilio Maggiulli,

est à l'image de son créateur : esthétiquement parfait.

On y retrouve ce qui fait son succès : la distance ironique, une relecture malicieuse de la commedia dell'arte, des personnages archétypaux,

un méchant bien méchant, une issue heureuse et de la bonne franquette à foison.

Le tout proposé dans un théâtre unique à Paris : La Comédie Italienne. Avanti !

Jean-Luc JEENER

13 décembre 2014

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La Revue du Spectacle.fr

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEES "

… La Commedia dell'Arte au rendez-vous de l'Amour

Dans une scénographie très colorée où costumes et décors habillent avantageusement le spectacle,

la Commedia dell'Arte se met en scène autour d'un canevas sur l'Amour

où simplicité et complications s'imbriquent.

Le jeu des comédiens est satiné d'une couche de légèreté et de gravité "humoristique.

Ce mariage entre gravité et théâtralité apporte paradoxalement une touche de légèreté, un peu décalée et comique dans un canevas, basé autour de l'amour, qui ne manque pas de rebondissements et de "raccourcis" scéniques.

Le décor, le jeu et l'histoire font que les comiques de situation sont nombreux, le "fantastique" présent,

un "fantastique" appuyé par un décor, des costumes et des masques habillant la scène de couleurs très vives et d'une touche de malice et d'espièglerie.

Safidin Alouache

Jeudi 29 Janvier 2015

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ToTal Theater.Com

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEE "

Cast : Hélène Lestrade, David Clair, Jean-Jacques Pivert, Alexis Long, Hélène Defline, Côme Grévy

The modest-sized Comedie Italienne has had some exquisite settings on its stage and extravagant costumes on its actors, but its "Enchanted Garden" ( Le Jardin des Amours Enchantées ) reaches new heights of gossamer beauty. It's as if playwright Goldoni has atypically conquered the realm of his arch rival, the rarely realistic Gozzi. Director Attilio Maggiulli has clearly had fun blending the traditions of the two, without de-emphasizing the influence of commedia dell'arte.

Goldoni's play is half fable, half fairy tale and is introduced by a self-proclaimed magician who urges patience. It takes time, of course, for Beauty to replace Ugliness. It also takes a Fairy Godmother, favoring the chirping butterfly of heroine (the beautiful Hélène Lestrade, in good voice even having to chirp) on an upper-class level, as well as a quick, adventuresome Arlequin with street smarts.

There are two princes, an ugly simpleton and regal guy. Where the princess is concerned, the latter must win out over the former. And Arlequin must win his butterfly of a Columbine. The garden is used as a place of romance and also of hiding emotions. It even contains a symbolic orange that the heroine craves. The audience gets to cooperate with the magician David Clair (also the ugly prince) to make things work out.

Attilio Maggiulli's direction encompasses choreography. There's never a dull moment or movement, though much is fragile rather than frantic (except Arlequin as he senses danger). This production validates arguments for the continuation of the theater which, because of loss of subsidies and private-sector economic distress, needs renewed governmental support as well as donations. Maggiulli's trouble with authorities over a protest in December 2013 has cost the theater audiences, also.

The present show makes a good case for renewing support from all areas.

Marie J. Kilker

November 2014

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L'Homme Nouveau

 

 

" LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTEES "

À l'occasion de son quarantième anniversaire,

dans la pure tradition de la commedia dell'arte à l'ancienne,

la Comédie Italienne nous offre un nouveau spectacle de grande beauté tant par la richesse symbolique de la fable allégorique qui se déroule sous nos yeux que par le raffinement des masques et des costumes qui font honneur à ce joyau de la culture italienne.

Le spectacle est drôle, le fantastique omniprésent y autorise toutes sortes d'artifices avec ce mélange de comédie animalière et de présence humaine autour du personnage si singulier d'Arlequin.

Tout y est parabole, sans didactique, par la grâce du jeu. Petits et grands s'y réjou

Ne laissons pas perdre par inculture l'une des sources les plus vivantes du théâtre populaire. La Comédie Italienne nous est précieuse.

Pierre Durrande

22 novembre 2014

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Anciens Spectacles

 

" Noblesse et Bourgeoisie"

de Carlo Goldoni

Adaptation et mise en scène : Attilio Maggiulli

 

Le Figaro Magazine

 

 

Commedia al dente

" Noblesse et Bourgeoisie "

de Carlo Goldoni

Goldoni a écrit de grandes pièces et,

comme Molière, des œuvres moins ambitieuses mais destinées à faire rire ses contemporains.

Ainsi de Noblesse et Bourgeoisie.

Les caractères n'y sont guère fouillés, l'intrigue est élémentaire et la charge contre la société, assez simpliste.

C'est donc une très bonne idée de la mettre en scène en commedia à dell'Arte comme le fait Attilio Maggiulli,

qui est un maître en la matière.

Son spectacle est très amusant, très efficace et d'une très grande beauté.

Dans son théâtre, qui est un magnifique écrin, on est ébloui par les costumes, les décors, le jeu des lumières.

Ce petit lieu, à Paris, est un trésor et c'est navrant que les pouvoirs publics le privent des subsides nécessaires à sa survie.

Le meilleur moyen d'empêcher Maggiulli de lancer sa voiture contre les grilles de l'Élysée

comme il l'a fait la semaine dernière en signe de colère est d'aller applaudir sa remarquable équipe de comédiens.

Il faut, par exemple, voir jouer Hélène Lestrade. Un modèle de précision et de maîtrise.

Mais tous ses partenaires sont à la hauteur. Pour qui aime la commedia dell'Arte, c'est un régal.

Jean-Luc Jeener

Vendredi 3 janvier 2014

 

Le Figaroscope

 

 

Noblesse et Bourgeoisie

A Noël, on aime retrouver le charme coloré de Goldoni tel que le fait vivre Attilio Maggiulli.

Toute la joliesse enjouée d'une comédie délicieuse.

Armelle Héliot

Mercredi 18 décembre 2013

 

Télérama

 

 

Noblesse et Bourgeoisie

Un théâtre original imprégné de la meilleure tradition italienne.

Les costumes sont fabuleux, les valets masqués…

Hélène Lestrade (Rosaura) apporte à son rôle la finesse et la sensibilité qui annoncent les personnages les plus complexes de l'auteur.

Sylviane Bernard-Gresh

Mercredi 11 Décembre 2013

 

Reg ' Arts

 

 

Noblesse et Bourgeoisie

Il existe non loin de la tour Montparnasse un petit écrin magnifique qui s'appelle la comédie italienne dirigée par Attilio Maggiulli,

ancien élève du Piccolo Théâtro de Milan et qui programme exclusivement des pièces d'auteurs italiens classiques et contemporains.

Si l'on aime un tant soit peu le théâtre, il faut sans hésiter faire un tour dans ce temple de la commedia dell'arte

ce ne serait-ce pour l'accueil qui est réservé au public et à la qualité des pièces présentées.

Cette saison Attilio a monté et adapté une pièce peu connu de Carlo Goldoni, Noblesse et Bourgeoisie,

pièce savoureuse dont l'auteur avait le secret, centrée sur le mariage malheureux entre une bourgeoise larmoyante et un comte volage

qui s'est amouraché d'une maitresse particulièrement sulfureuse.

Deux valets de comédie survolent l'intrigue avec malice en appliquant les codes précis de la commédia.

Arlequin est sautillant à souhait et Tarquin porté sur le vin se fait bien plus coquin qu'il ne devrait.

Tout ce beau monde se dupe, se trompe, se séduit, se querelle mais la bourgeoise outragée rétablira la situation à force de patience.

Comme à son habitude Attilio soigne particulièrement les costumes qui sont une fois encore somptueux, les castes se différencient sur scène,

les valets sont masqués et les maîtres perruqués et poudrés de blanc.

Il faut bien entendu des comédiens rompus à ce genre théâtral et les six personnages enlèvent la pièce

avec talent en ne laissant aucun répit au public enthousiaste.

On rit de toutes les couleurs, mais on rit car la pièce est avant tout une farce drôle et percutante

qu'il ne faut surtout pas hésiter à venir applaudir car le maitre des lieux est un grand spécialiste du genre

et vous ne trouverez nulle part ailleurs ce qui se fait dans ce charmant petit théâtre.

Patrick Rouet

Dimanche 1 Décembre 2013

 

Les TroisCoups.com
Le Monde.fr

 

 

 

Des liaisons dangereuses.

 

Cela fait quarante ans que ce théâtre existe.

Durant tout ce temps qui fait une histoire, il s'est donné la tâche de former des acteurs

et de faire connaître un répertoire exclusivement italien, souvent inédit.

On ne s'étonnera donc pas qu'il fête son anniversaire avec un texte peu connu de Goldoni : Noblesse et bourgeoisie.

Comme le titre l'indique, la pièce évoque le mariage malheureux entre une bourgeoise vertueuse et un comte roué et infidèle.

Ce détestable personnage la trompe en effet avec une impétueuse et diabolique marquise.

Le propos est noir et désabusé. Le mari ne s'amende sans doute qu'en apparence pour éviter le scandale.

La comtesse est l'enjeu de négociations qui se font sans elle, avant d'être la victime d'une odieuse machination.

Elle ne s'en sort que pour avoir appris elle-même la ruse. Noblesse et bourgeoisie est en ce sens une noire École des femmes.

Mais, plus qu'à Molière, on pense à Choderlos de Laclos, et plus exactement aux Liaisons dangereuses.

D'ailleurs, l'expression est citée dans la pièce.

Le comte et la marquise ne sont-ils pas les cousins italiens de Valmont et de la marquise de Merteuil ?

Attilio Maggiulli choisit heureusement de tirer ce monstre dramatique vers la commedia.

Les valets sont masqués ; les maîtres enfarinés font des mimiques si codifiées, parfois si outrées

que leurs visages font songer aussi à des masques : ceux de leur hypocrisie, de leur rouerie.

Perdant un visage humain, ils assument leur monstruosité.

Alors que les valets évoluent dans le monde badin et bon enfant des lazzis,

les maîtres exposent au public sans vergogne la vérité de leur âme, que ne bride plus le canevas comique.

Les comédiens, portés par ce choix de mise en scène, jouent avec énergie. Hélène Lestrade porte la pièce.

Elle nous laisse entrevoir la finesse de la comtesse derrière ses mouchoirs de dentelle et ses déclarations de dinde.

Une œillade, une négation qui se renverse en affirmation suffit à complexifier ce personnage.

Non seulement, elle attire la sympathie des spectateurs, mais elle maintient son intérêt.

Avec cette fine mouche, on se demande toujours ce qui va se passer.

Laura Plas

Lundi 4 Novembre 2013

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" Arlequin valet de deux maîtres"

Adapté et mis en scène par A. Maggiulli

 

 

France-Presse

 

 

Un Arlequin bondissant à la Comédie Italienne, le "piccolo teatro" de Paris.

Paris a son "piccolo teatro": la Comédie Italienne, un délicieux théâtre de poche rue de la Gaîté,

programme depuis 40 ans des pièces d'auteurs italiens telles "Arlequin valet de deux maîtres" de Goldoni,

propre à enchanter un public familial pendant les fêtes.

Une troupe d'acteurs aux somptueux costumes, portant les masques de la Commedia dell'Arte,

déploie une belle énergie dans cette pièce du fameux Goldoni (1707-1793).

Dans le rôle central d'Arlequin, un jeune homme de 19 ans,

Emmanuel Besnault saute et virevolte avec bonheur pour servir avec moult gaffes et quiproquos ses deux maîtres sans qu'ils s'en aperçoivent.

Goldoni recommandait aux comédiens d'ajouter à sa pièce "tout ce que bon leur semble" hormis les grossièretés :

"lazzis" (effets comiques sans rapport avec la pièce) et traits d'esprit.

Les acteurs ne s'en privent pas, s'adressant à maintes reprises au public, et ces apartés cocasses font toute la saveur de la pièce.

C'est aussi une véritable leçon de comédie italienne qui est donnée habilement, par le biais d'un "Capocomico",

qui figure sur scène le metteur en scène, apostrophant les acteurs et introduisant les procédés typiques de la Commedia dell'Arte

comme le "canevas" (feuillet sur lequel le comédien pouvait broder à loisir), ou le "calicot", un drap retraçant l'intrigue à la manière d'un roman photo.

Les costumes, tricornes et perruques transportent le public à Venise, au XVIIIe siècle.

C'est un don fait au fondateur de la Comédie Italienne Attilio Maggiulli par le célèbre metteur en scène italien Giorgio Strehler.

Strehler a présenté au moins six versions différentes de la pièce, réinventant le personnage populaire d'Arlequin en 1947.

Attilio Maggiulli, qui a été l'élève de Strehler au Piccolo Teatro de Milan,

garde intacte la passion d'un théâtre populaire "et poétique", souligne-t-il.

"La Commedia dell'Arte, il y en a de toutes sortes, traditionnelle, animalière, végétale, fantastique, et nous les pratiquons toutes", explique-t-il.

Son "petit théâtre", comme il l'appelle affectueusement, poursuit son chemin vaille que vaille à travers les restrictions budgétaires (Ville de Paris, Etat).

Attilio Maggiulli a même fait une grève de la faim il y dix ans pour sauver la Comédie Italienne.

Outre son "Arlequin" (mardi-samedi 20H30, dimanche 15H30),

la Comédie Italienne propose à 14H00 "Un malade imaginaire" à l'italienne pour le jeune public de 4 ans à 12 ans.

(AFP)

Paris, 21 décembre 2012

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Webthea

 

 

Arlequin valet de deux maîtres de Carlo Goldoni

Aimant l’argent et la mangeaille, Arlequin prend deux charges à la fois : il est à temps plein le domestique d’une riche femme de Venise et,

toujours à plein temps, le laquais d’un riche bourgeois fortuné.

Ses fonctions deviennent rapidement intenables, et les gaffes multiples.

Jusqu’à ce que les deux maîtres s’aperçoivent qu’ils ont pris à leur service une seule et même personne…

La scène la plus célèbre place Arlequin dans un exercice périlleux :

il doit donner à manger à ses deux employeurs en même temps en deux endroits différents ;

il mélange plats et couverts, comme il mêlait les lettres du courrier qu’on lui demandait de porter.

Giorgio Strehler fit une mise en scène historique, ou plutôt plusieurs variations d’une mise en scène célèbre de cette pièce où,

ne fois n’est pas coutume, Goldoni reprend quelques personnages de cette commedia dell’arte qu’il avait en horreur.

Attilio Maggiulli est un disciple de Strehler. Il y a même pas mal d’années, le pape du théâtre italien lui avait dit :

« Un jour, tu monteras ton Arlequin, mais il faudra que ton Arlequin soit jeune, très jeune, afin de faire oublier mon interprète, Ferruccio Solieri. »

C’est le parti pris qu’a adopté Maggiulli : en Arlequin, Emmanuel Besnault, dix-neuf ans, est gracile et dansant.

Il pourra surprendre car on est habitué à des Arlequins patauds et lourdauds.

Celui-là est toujours en mouvement, comme cherchant à atteindre la légèreté que l’image d’Arlequin possède dans les estampes.

Il l’atteint avec juvénilité. Ses partenaires sont plus terriens et plus porteurs de cruauté, notamment les remarquables Hélène Lestrade et David Clair.

Maggiulli semble avoir voulu utiliser tous les vocabulaires du théâtre comique à l’italienne : jeux avec les masques,

jeux avec le public, travestissements, allusions à l’actualité, jeux de mots, chansons, chutes, actions simultanées…

Dans un très beau trompe-l’œil, ce n’est plus seulement une pièce hilarante mais une leçon de « teatro comico ».

Arlequin valet de deux maîtres de Carlo Goldoni, adaptation et mise en scène d’Attilio Maggiulli, décor de Stéphane Vuarnet,

masques de Thierry Graviou, lumière de Gilles Thomas, avec Hélène Lestrade, David Clair, Jean-Jacques Pivert

Manon Barthélémy, Georges Cotillard, Caroline Riche, Emmanuel Besnault, Marie-Laure Bouret (musicienne).

Comédie italienne, tél. : 01 43 21 22 22, jusqu’au 30 juin, puis reprise en septembre. (Durée : 1 h 40).

Gilles Costaz

Lundi 18 juin 2012

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eTudes

 

 

Arlequin Valet de Deux Maîtres

 

C’est également sous l’ombre tutélaire de Giorgio Strehler, qui a donné ses lettres de noblesse à l’Arlequin serviteur de deux maîtres,

que prend place ce spectacle qui rend explicitement hommage au grand metteur en scène décédé il y a quinze ans.

Ancien élève du Piccolo Teatro de Milan et fondateur du seul théâtre italien en France,

Attilio Maggiulli reprend à son compte la pratique du « contrechant » qu’avait expérimentée Strehler.

La théâtralité est ostentatoirement exhibée et l’action mise à distance :

les comédiens entrent et sortent du jeu à vue, un capocomico un peu débordé par les aléas de la représentation tente

de donner des repères aux spectateurs et des indications à ses comédiens.

Mais il s’agit moins de distanciation que de participation.

En effet, le ressort comique est ainsi dédoublé, presque mis en abyme :

On rit bien sûr d’une pièce de commedia dell’Arte où l’on retrouve, sublimés par l’art et le style d’un véritable auteur qui ne laissait plus de place ou très peu à l’improvisation,

tous les personnages types de la comédie de masques, les intrigues recoupées et symétriques, les quiproquos, les éléments de farce grotesque ;

mais aussi, ce décalage excentrique que produit la représentation de la représentation,

surtout quand elle est menée à la façon de faux amateurs irrésistiblement maladroits qui nous rappellent les villageois comédiens du Songe d’une nuit d’été

(travestissements grotesques, distribution fantaisiste, raccords flottants, cabotineries en tout genre, etc.).

La lettre est donc ici transcendée par l’esprit.

De fait, Goldoni disait bien s’inspirer de deux grands livres : le Monde et le Théâtre.

Si dans la Trilogie le principe de réalité domine, dans cet Arlequin, c’est la théâtralité qui triomphe à plein.

Yvon Le Scanff

Avril 2012

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Figaroscope

 

 

Arlequin Valet de Deux Maîtres

ou les charmes de la commedia dell'arte

 

Idéal pour partager en famille, toutes générations confondues,

Arlequin valet de deux maîtres, un spectacle signé Attilio Maggiulli, est aussi joli que divertissant.

Comme il nous y a habitués, le maître de la Comédie-Italienne poursuit son exploration des terres de Carlo Goldoni.

Mais après nous avoir fait découvrir des comédies méconnues, il nous propose de réviser l'un des grands classiques, un chef-d'œuvre,

Arlequin valet de deux maîtres.

Attilio Maggiulli, qui a été l'élève de Giorgio Strehler, ne prétend évidemment pas rivaliser avec la légendaire mise en scène du cofondateur du Piccolo Teatro de Milan.

C'est avec les moyens du bord que travaille la troupe sympathique et talentueuse.

On retrouve évidemment Hélène Lestrade et ses camarades.

Sous leurs masques précieux, dans de très beaux atours, comme toujours dans cette très bonne maison qu'est la Comédie-Italienne,

ils jouent, déliés et rieurs les personnages de cette belle histoire.

Dans l'habit d'Arlequin, un tout jeune homme de 19 ans, remarquable, Emmanuel Besnault.

Armelle Héliot

Lundi 20 Février 2012

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Le Point

 

 

L'enchanteur est dans sa grotte.

Un couloir de lucioles, un antre de lutins dans la rue de la Gaîté, c'est le minuscule, unique et délicieux théâtre de la Comédie-Italienne. Une bonbonnière écarlate d'à peine 100 places, peinte du sol au plafond, enguirlandée de fresques rococo.

Boîte à musique, boîte à magie, où Arlequin et Colombine vous attendent, passe-muraille de la salle à la scène.

La Comédie-Italienne est la seule chapelle parisienne vouée au culte de la commedia dell'arte, genre et style qui bougent encore chez le Scapin de Molière et le Trivelin de Marivaux.

On y joue, ces temps-ci, son grand classique, " Arlequin, valet de deux maîtres ", de l'immortel Goldoni, Vénitien de la grande de Venise lorsqu'elle aspirait à leurs siècles d'or Vienne et Paris.

Attilio Maggiulli est le maître du lieu, fondateur et servant de ce théâtre, valet lui-même de deux glorieuses maîtrises théâtrales, l'Italienne et la Française. Paris elle méconnaît trop ce serviteur, chéri des muses, d'une tradition qui l'enseigne et dont il forme les derniers disciples.

Le grand Strehler, son maître, lui ne s'y est pas trompé, qui l'aura adoubé et comblé d'un legs de décors et de costumes du Piccolo Teatro de Milan.

Les professeurs qui enseignent encore l'histoire et les classiques européens devraient y faire pèlerinage.

Le mécénat de l'État et de la ville - à quand le Qatar ? - devrait consacrer chaque année à sa troupe un petit millièmes du pactole consenti chaque mois à chaque étoile du ballon rond. Ce serait oeuvre pie.

Un modeste et pathétique rempart de papier peint contre les bétons de la déculturation.

Allez voir glisser ombres et lumières sur les grâces souveraines d'Hélène Lestrade, prima donna de ce joyau !

Prenez une goulée de vie avec les mimes et entrechats d'un juvénile Arlequin !

Alors, pétards et carillons, masques et bergamasques d'une Venise fantasmagorique vous mèneront, en gondole, vers une précieuse féerie.

Claude Imbert

Jeudi 19 Janvier 2012

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Télérama

 

 

Dans sa jolie grotte de théâtre de la rue de la Gaîté, Attilio Maggiulli perpétue la traditionnelle présence du théâtre italien à Paris.

En hommage à Giorgio Strehler, il présente sa pièce emblématique.

Sur un canevas imaginé par Goldoni dans la plus pure tradition de la commedia dell'arte avec masques, bergamasques et merveilleux costumes,

la mise en scène, un peu longue à démarrer, pétille ensuite de joie et d'humanité.

On retrouve Pantalon, Arlequin, Silvio, Clarice et les autres dans des intrigues amoureuses, imbroglios et quiproquos compliqués et rigolos.

Le spectacle culmine dans une sorte de délire burlesque avec des lazzis très actuels.

En Pantalon, Caroline Riche est époustouflante, Hélène Lestrade est très drôle en Béatrice.

En jeune Arlequin, Emmanuel Besnault a la légèreté d'un valet très coquin.

Sylviane Bernard-Gresh

Mardi 3 Janvier 2012

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Figaro blog

 

 

Les miracles de la Comédie Italienne

Dans l'indifférence du centre culturel italien, Attilio Maggiulli poursuit son travail dans un théâtre aussi chaleureux et beau que modeste dans ses dimensions.

La Comédie Italienne présente une version enjouée et blagueuse d'Arlequin serviteur de deux maîtres de Carlo Goldoni.

Il a repeint la façade de son théâtre de poche aux couleurs du manteau d'Arlequin et fait débuter dans le rôle-titre de la merveilleuse pièce de Carlo Goldoni un jeune homme de 19 ans, frêle et délié, idéal.

Il se nomme Emmanuel Besnault, on en reparlera !

Mais on reparlera surtout sans jamais se lasser de l'énergique et inlassable Attilio Maggiulli qui a transformé un lieu improbable (ancien commissariat) en théâtre et ce théâtre en un lieu chaleureux et très aimé d'un public fidèle.

Il aime Goldoni, il monde Goldoni. Il se souvient que son maître et le maître du théâtre européen du XXème siècle, Giorgio Strehler est mort -comme Charlie Chaplin quelques années plus tôt- à Noël...et si vous aviez une jolie soirée, une belle après-midi à consacrer au théâtre ces temps-ci, n'hésitez pas... allez rue de la Gaîté dans ce petit temple de l'art de la comédie et de la Commedia dell'Arte en particulier.

Attilio Maggiulli s'appuie sur des comédiens rompus aux charmes du genre -sauf le petit dernier, qui débute dans Arlequin, on l'a dit.

Mais on retrouvé évidemment la belle Hélène Lestrade qui est Béatrice et tous ses masques...

Caroline Riche s'amuse beaucoup dans la partition de Pantalon et Jean-Jacques Pivert, non content d'être un docteur qui en impose nous fait rire en Sméraldine.

En léger retrait, mais très importante, Marie-Laure Bouret est la musicienne qui accompagne la représentation tandis que Manon Barthélémy se partage entre Clarice et Pulcinella, que Georges Cotillard est Silvio et que David Clair se met en trois pour être à la fois Florindo, Brighella, La Capocomico !

Et puis donc Emmanuel Besnault est Arlequin. Attilio Maggiulli révère Giorgio Strehler mais ne cherche en rien à imiter la somptueuse mise en scène du Maître de Milan, du co-fondateur du Piccolo Teatro.

Il cite dans le programme des mots du maestro tout en se souvenant que sous la mer de soie de La Tempête de Shakespeare, c'est lui et une douzaine de ses camarades qui faisaient les vagues, dans la plus grande incapacité à harmoniser les mouvements... mais après tout, une tempête est une tempête !

Avec une troupe de huit comédiens, sur le petit plateau en couleurs, tout le théâtre est en couleurs et ravissants trompe-l'œil, Attilio Maggiulli parvient à nous rendre proche ce petit monde vénitien.

Les costumes sont superbes et viennent comme les perruques et les tricornes du Piccolo Teatro lui-même.

Les masques de Thierry Graviou comme les lumières de Gilles Thomas s'inscrivent avec vivacité dans le décor tout simple et astucieux autant qu'harmonieux de Stéphane Vuarnet.

On s'amuse, on est ému, ébloui par la beauté des ensembles et la virtuosité des artisans à nous faire croire à Venise...

Par Armelle Héliot

Lundi 26 décembre 2011

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Le Canard Enchaîné

 

 

Haut les masques

ENTRER au 17 rue de la Gaîté, c'est franchir le seuil d'un rêve.

Attilio Maggiulli, démiurge des lieux, ancien élève de Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan, gambade, cabriole, jubile, travestit, invente un monde croustillé d'or. Il nous aligne des contes à rire debout, les yeux démesurément ouverts. Il nous mène par le pied de nez au pays de songes, pleins de suc et de sève. Il chute ? Il rebondit.

Le ministère, méprisant cette abeille, seule représentante du théâtre italien en France, lui supprime ses subsides ? Narquois, il repeint sa façade de couleurs éclatantes : comme un hymne à la joie. Plus un rond, plus de subventions ? Merci encore et bravo ! Regardez le plafond. Gorgez-vous du spectacle des murs de la salle : vous y trouverez les images des grandes figures de la commedia dell'arte, qui ont rendez-vous avec vous sur la scène, croquées de caisson en caisson : Truffaldino le fourbe, Arlequin le roué, toujours en quête d'un quignon, forcené, trépidant sous le masque et sur les bergamasques comme si cela allait de soi : puisqu'il est de Bergame. C'est un nouveau dans la troupe, il respire le talent, c'est Emmanuel Besnault.

Il y a le Docteur, de Bologne, l'avare Pantalon, tout rabougri, dont on dirait qu'avec l'âge son menton veut rejoindre son nez. Mais c'est une toute jeune femme sous le masque.

Puis la belle Béatrice, qui se présente d'abord à nous comme un élégant cavalier. Il s'agit d'Hélène Lestrade, capable de pousser à volonté des contre-ut à faire éclater les verres.

Ensuite, les autres zani, ces bouffons issus du menu peuple en une folle farandole, avec leurs lazzi, aux tricornes, perruques, costumes légués par Strehler à Maggiulli. Il y a là le Capocomico, présentateur-animateur de la troupe, le violoncelliste qui tire des merveilles d'un violoncelle rescapé d'un naufrage, il y a Clarice, Pulcinella, le Polichinelle napolitain porteur de la camisole et du pantalon blanc doté d'un demi-masque noir, qui ici se trouve être une femme.

Tant d'autres surgis du fond des siècles, porteurs de fantaisies d'une tradition enrichie par deux siècles de séjour en France, au temps du Roi-Soleil, jusqu'à ce que la prude Madame de Maintenon les chasse pour inconvenance.

C'est un simple canevas qu'a écrit Goldoni, en 1745, à Pise, laissant toute liberté à la troupe d'alors pour improviser au gré de son humeur. C'est la même méthode qu'a utilisée Strehler au fil de ses six versions successives à partir de 1947.

" A part les mots grossiers et les situations scabreuses, tout ce monde est le maître de mes écrits ", avertissait l'auteur, qui, peu de temps après cet "Arlequin ", en 1753, écrivit par défi douze pièces en douze mois.

Le point de départ se situe au moment des préparatifs du mariage de Clarice, fille du vieux grigou Pantalon, avec le belliqueux Silvio, fils du Docteur.

Survient Arlequin, qui annonce la visite de son nouveau maître, Federico Rasponi, de Turin, l'ancien fiancé de Clarice, qu'elle n'aimait pas... Tiens ! Mais n'est-il pas mort dans une embuscade, assassiné, celui-là ?

A partir de là, impossible pour un être normalement constitué de suivre l'intrigue : c'est la règle même du divertissement. Car personne n'est vraiment le personnage qu'il affiche. Les lapins sont des loups et réciproquement, souvent du sexe qu'on n'attendait pas.

D'où de prodigieuses, d'inextricables combinazzione que brasse avec délice Arlequin. Bravo, maestro !

Bernard Thomas

Mercredi 07 décembre 2011

 

" VOLPONE"

Adapté et mis en scène par A. Maggiulli

 

Figaro Magazine

 

 

-----------------------Envies. sorties. ------------------------------------------------" " Volpone"

En France, les auteurs anglais ne sont plus à la mode

(sauf Shakespeare, évidemment, mais son oeuvre est trop universelle pour qu'on la qualifie d'anglaise).

C'est d'autant plus amusant de voir programmer,à Paris, cette pièce britannique à la Comédie Italienne...

C'est-à-dire dans la tradition de la commedia dell'arte. Attilio Maggiulli s'amuse avec la pièce de Ben Jonson...

Avec des costumes et un décor somptueux... C'est agréable pour l'oeil. Un écrin de beauté.

Jean-Luc Jeener

Vendredi 22 avril 2011

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Marianne

 

 

" Volpone"

Savoir réutiliser une histoire qui se déroule dans la Venise du Moyen-Age pour y insérer des éléments d'une brûlante actualité sans faire d'une pièce de théâtre un manifeste politique demande du tact et du savoir-faire . Attilio Maggiulli possède ces qualités.

Volpone est un célibataire plein aux as, privé d'héritiers naturels. Il cherche donc à draguer les prétendants pour leur extirper quelque richesse supplémentaire, au prix de magouilles intrigantes et désopilantes.

On est dans la meilleure veine de la comédie italienne, et cela se voit. Attilio Maggiulli a su pimenter la chose pour glisser dans le texte de Ben Jonson, contemporain de Shakespeare, quelques allusions aux mœurs de notre époque.

Ainsi, derrière Volpone se dessine l'affaire aux Woerth-Bettencourt, amenée avec une finesse drolatique du meilleur effet. La morale de l'histoire n'en est que plus explosive.

Jack Dion

Samedi 12 mars 2011

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parismatch.com

 

 

Allez voir Volpone !

C'est un petit bijou de théâtre, un morceau de Venise rue de la Gaîté.

Une façade chamarrée et une entrée carnavalesque avec une mini-exposition de masques ébouriffants.

La Comédie italienne est seule à défendre la Commedia dell'Arte, cette base fondamentale du théâtre.

Les pièces se jouent en costumes chamarrés et en masques...

Ces temps-ci, six acteurs débordant d'énergie jouent Volpone, de Ben Jonson,

un classique élisabéthain qui pointe la fascination pour l'argent, les mensonges et les bassesses qu'il entraîne.

Volpone et ses convoiteurs portent de chatoyants costumes prêtés par le célèbre Piccolo Teatro de Milan (le metteur en scène et adaptateur Attilio Maggiulli, est un ancien élève).

Cela dure une heure et demie, c'est joyeux, allégorique, baroque et bon enfant. Allez'y avec vos enfants, vos parents, chacun y trouve son compte.

Catherine Schwaab

Jeudi 17 février 2011

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Le Généraliste

 

 

" Volpone"

Créée en 1606, la satire de Ben Jonson reste actuelle : elle vise une captation d'héritage...

Mis en scène avec brio par Attilio Maggiulli, elle est menée allegro par Hélène Lestrade : piquante en travesti, elle est le manipulateur et cynique Mosca.

Bruno Villien

Vendredi 4 février 2011

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Le Quotidien du Médecin

 

 

" Volpone"

d'après Ben Jonson

Version blagueuse

Dans le très joli théâtre qu'est la Comédie Italienne,

Attilio Maggiulli met en scène la grande pièce élisabéthaine en un spectacle enjoué avec quelques clins d'œil à l'actualité Attilio Maggiulli a fondé et anime ce havre d'esprit qu'est la Comédie Italienne.

Il y met souvent en scène des pièces de Goldoni. Il est fidèle à l'esprit de la commedia dell'arte et les spectacles, montés sans moyens dispendieux, mais avec beaucoup de goût, sont toujours enchantement avec des costumes très colorés, des masques, un esprit de jeu, de finesse. En mettant en scène une pièce d'un autre registre, le célèbre " Volpone ", de l'écrivain élisabéthain Ben Jonson, il n'abandonne pas l'univers esthétique qu'il affectionne et que le public aime. Six comédiens, sur le petit plateau, se partagent les rôles de cette pièce féroce

Un thème a intéressé le metteur en scène, un thème qu'il lie à l'actualité de la France en s'amusant de quelques récentes affaires... Ce thème est celui de l'argent roi. L'argent qui corrompt et salit, mais l'argent qui ne gagne pas toujours. Des plaisanteries sur notre temps ne sont pas le meilleur du spectacle. Ce qui compte, c'est bien l'intrigue qu'à imaginée un Ben Jonson et qu'il situe à Venise. La pièce a été créée en 1606. Ce qui est au cœur de la pièce, ce sont les rapports de Volpone (le Renard), vieillard riche et sans enfants qui feint d'être à l'article de la mort pour voir ce qui va se passer parmi son entourage, et de son serviteur Mosca (la Mouche).

Comment manipulent-ils, observent-ils ces " prétendants " très fourbes et intéressés, qu'ils se nomment Voltore (le Vautour), l'avocat, ou Cornivo (le Corbeau), le marchand prêt à sacrifier l'honneur de son épouse. Pour ne citer que quelques figures de cette farce féroce. Saluons les comédiens, David Clair, Jean-Jacques Pivert, Candido Temperini, Manon Barthélemy, Georges Cotillard. Et bien sûr, reine de ce royaume théâtral, Hélène Lestrade, sous son masque et son habit de garçon, merveilleuse comme toujours. Ne cherchez pas la rigueur, mais si vous aimez les divertissements enjoués et les spectacles sans prétention mais brillants de talent et de simplicité, vous aimerez cette version de " Volpone "

Armelle Héliot, du Figaro

Mercredi 19 janvier 2011

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Pariscope

 

 

" Volpone"

Contemporain de William Shakespeare, Ben Jonson a écrit en 1605 l’un des chefs-d’oeuvre du théâtre élisabéthain, « Volpone ».

C’est une peinture vigoureuse d’un monde ouvertement corrompu, où l’argent salit tout, achète tout, dans cette Venise du XVIe siècle.

Volpone, homme fourbe et riche, élabore avec Mosca, son âme damnée, un plan machiavélique : faire croire qu’il est à l’agonie et qu’il va coucher sur son testament l’un de ses concitoyens. Ils accourent tous, l’un avec des sacs d’or, l’autre des sequins, le troisième conduit sa propre épouse dans la couche du pseudo-malade. Le vieux filou les gruge à coups d’espérance et berne tout le monde en instituant Mosca son légataire.

Volpone ressuscité est chassé de sa propre maison par Mosca. Epilogue édifiant. Attilio Maggiulli, créateur de cette nouvelle adaptation, reste au plus près de l’auteur mais la joue dans le style commedia dell’arte, baroque et animalière.

Les costumes sont riches et opulents, mais ce sont surtout les masques de Thierry Graviou, qui sont extraordinaires. Leur utilisation était très fréquente à l’époque.

Masque de renard pour Volpone, campé par l’excellent David Clair. Jean-Jacques Pivert, Corbaccio, est un vilain corbeau et son avenante épouse, Manon Barthélémy, devient une oiselle à plumes. Candido Temperini est un vautour, et Georges Cotillard oiseau de proie. Mosca la mouche, c’est la toujours gracieuse et aérienne Hélène Lestrade, une femme déguisée en chat.

Couleurs éclatantes, comédiens très en verve dans ce spectacle réussi où la prééminence de l’argent et la captation d’héritage renvoient à une actualité immédiate.

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil !

Arlette Frazier

Mercredi 19 janvier 2011

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webthea.com

 

 

" Volpone"

d'après Ben Jonson

Le renard de Venise

 

Attilio Maggiulli, le patron de la Comédie italienne (" seul théâtre italien en France ", comme le proclame son enseigne), a fait une entorse à sa politique : il ne monte pas une pièce du répertoire de son pays mais une comédie empruntée au patrimoine anglais, Volpone de Ben Jonson.

Plus qu'une trahison, c'est une annexion ! L'action se passe à Venise et Maggiulli en fait une chose tout à fait transalpine : jeu délicatement outré dans la tradition de la commedia dell'arte, magnifique utilisation des masques, beauté d'un décor minimal qui se transforme et dilate l'espace.

On connaît l'œuvre, telle que l'avaient montée il y a pas mal d'années Dullin et Jouvet, dans une adaptation de Zweig revue par Romains. Un riche Vénitien célibataire faire croire à sa mort prochaine, de façon à berner ses courtisans et dans l'espoir de satisfaire à la fois sa cupidité et sa lubricité.

Le spectacle de Maggiulli se situe loin de la version littéraire des précédents adaptateurs. Il écrit un texte qui va au plus vif et fait monter ce joyeux comique de l'immoralité comme on bat des œufs en neige. C'est de plus en plus énorme et de plus en plus délicieux.

Les acteurs sont rompus à l'exercice, fidèles qu'ils sont à cette Comédie italienne habitée par l'esprit d'Arlequin depuis sa création : tous jouent plusieurs rôles, même l'excellent David Clair qui interprète le vieux Volpone (le renard).

Hélène Lestrade, l'actrice fétiche du lieu, se travestit en homme pour être le sournois Mosca et le fait avec une grâce infinie.

Un spectacle qui procure tout le plaisir de l'insolence.

Gilles Costaz

Mardi 18 janvier 2011

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Le Canard Enchaîné

 

 

" VOLPONE"

Entrer dans la salle où crécha l'ancien commissariat de la rue de la Gaîté, c'est pénétrer dans la magie.

Pas un millimètre qui ne ruisselle de miniatures, de figurines, de brimborions de rêve, jusqu'au plafond à petits caissons peints.

Et cette fois en plus, coté scène, Attilio Maggiulli a mis le paquet.

La moindre niche des décors recèle une surprise, chaque accessoire apparaît comme une cascade de cadeaux où puiser.

Les costumes sont des merveilles d'opulence et de fantaisie et les masques, ah ! Les masques !

Rien à voir avec ces hâtives prothèses pour déguisement des carnavals d'aujourd'hui : des animaux ont pris possession du visage des comédiens et les ont dévorés.

Comme l'Arlequin de la commedia dell'arte classique figure un chat, Pantalon, un rapace, où Brighella, avec ses sourcils et sa barbe touffue, un singe, le prédateur Corbaccio est devenu un corbeau. Vautours, l'avocat, prêt à tous les mensonges pour attraper sa victime, porte un masque d'oiseau de proie.

Sa rondelette épouse, poussée à son corps défendant dans le lit du fripon Renard Volpone, " il magnifico ", prend des allures d'oiselle à plumes.

L'homme à tout faire du voluptueux escroc vénitien, champion toutes catégories d'un bonneteau en gros qui lui permet, avec sa faconde intarissable, de ramasser les fortunes des autres, est une femme déguisée en chat noir de gouttière.

Et chacun, du juge abusé de la République au ministre véreux, danse ses pas et ritualise ses gestes comme il en était coutume sur les planches de la "Sérénissime" Venise, qui commençait d'ailleurs à prendre l'eau au XVIe siècle, grignotée par l'empire turc après des dizaines d'années de fourberies triomphales en Méditerranée.

Tout cela quasiment sans un euro, dans des couleurs éclatantes de joie. L'auteur, Ben Jonson, contemporain de Shakespeare et qui avait puisé une solide culture au collège de Westminster, n'avait eu qu'à se souvenir de ses lectures pour grappiller chez les Anciens, Lucien ou Pétrone par exemple, et y trouver le modèle de son fourbe cupide, avaricieux et machiavélique.

En 1606 d'ailleurs, les génies de la captation d'héritage ne manquait pas plus qu'en notre temps. Ce qui permet à Maggiulli quelques glissements de langage bienvenus comme " le juge courroie... de transmission " ou " Masca, l'âme Banier, oh pardon, damnée de Volpone".

Et justifie tout à fait la réplique du magistrat suprême qui se vantait d'avoir jugé sans appel à l'importun qui lui lance : " Vous venez d'être destitué !-- Je m'en fous... Je garde toujours la confiance de l'Elys..."

Maggiulli, l'auteur de la nouvelle adaptation, plus proche de Ben Jonson que ne le fut celle de Jules Romains ou s'illustrèrent naguère Harry Baur et Louis Jouvet, peut ainsi entamer la représentation par une pieuse citation de l'Ecclésiaste : " Ce qui a été est ce qui sera et ce qui s'est fait est ce qui se fera.

" Puis la clore, sans solliciter le texte, sur un vigoureux : " Il n'a rien de nouveau sous le soleil ! Ainsi allait le monde ! Ainsi il va !

Ainsi, hélas, il ira. " Richissimes héritiers qui se font tous confisqués par un gourou, avocat louche, juge obéissant et même un ministre : on trouve tout chez Ben Jonson !

Bernard Thomas

Mercredi 1er décembre 2010

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" Autour de l'Avare "

d'après Molière

Adapté et mis en scène par A. Maggiulli

 

Figaroscope

 

 

Que faire avec vos enfants cette semaine ?

Autour de l'Avare (dès 6 ans)

Quelquefois, les courriers de lecteurs et le bouche-à-oreille valent nos propres découvertes.

Leurs réactions m'ont convaincue de parler de cette adaptation de l'œuvre de Molière.

Toutes s'enthousiasment pour la mise en scène d'Attilio Maggiulli, qui combine habilement jeu masqué et intermèdes pédagogiques.

Toutes se réjouissent aussi de la « leçon de théâtre » donnée par les Italiens.

La parenté entre l'univers de Molière et le monde de la commedia dell'arte est joyeusement restituée

par un trio dont la gestuelle emplit la scène dépouillée.

Mercredi 23 mars 2011

Valérie Sasportas

 

allofamille.fr

 

 

Autour de l'Avare de Molière

Idéal : Pour toute la famille

Trois bonnes raisons d'y aller :

- Pour faire un point sur son rapport à l'argent.

- Pour revoir un classique du théâtre français.

- Pour faire découvrir Molière à ses enfants.

Détails de la sortie : Une Pièce conçue spécialement pour les enfants à partir de 5 ans, " Autour de l'Avare de Molière "

Toute la famille va (re)découvrir le style de la Commedia dell'Arte car cette pièce est bien plus qu'une pièce, c'est une leçon de théâtre.

Les grands gestes, les costumes, les différents masques, les jeux de langues et de son...

La Commedia n'aura plus de secret pour vous. Les enfants sont même invités sur scène pour s'y essayer !

L'histoire :

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière,

vient à la rencontre de deux comédiens italiens en train de jouer une scène pour leur présenter sa nouvelle pièce, Avare.

Après avoir pris connaissance du texte, les deux lascars s'en emparent, à leur manière, celle de la Commedia dell'Arte.

Ils font rapidement comprendre aux pauvres Molière que sa pièce est truffée d'emprunts picorés ici et là

et que son sujet est le plat de résistance du théâtre comique depuis des siècles.

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La croix

 

 

Molière décrypté

Pantalon et Arlequin invitent les jeunes spectateurs à découvrir, d'une façon très originale, l'Avare de Molière.

Sous les yeux de l'auteur lui-même, Jean-Baptiste Poquelin, les deux comédiens de la Commedia dell'Arte rappellent avec brio la genèse de l'une des plus fameuses pièces du répertoire, et en interprètent, masqués, quelques scènes clés.

Adaptée et mise en scène par Attilio Maggiulli, cette pièce est une bonne initiation au théâtre classique pour les enfants à partir de 6 ans, judicieusement placés au premier rang.

Et aussi pour les plus grands : Volpone de Ben Jonson, par le même metteur en scène.

France Lebreton

Mercredi 16 février 2011

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lestroiscoups.com

 

 

" Autour de l'Avare "

Au diable l'avarice !

" Autour de l'Avare " nous fait redécouvrir l'influence de la commedia dell'arte sur Molière.

L'adaptation d'Attilio Maggiulli alterne avec efficacité plaisir du jeu et intermède explicatif,

à destination du jeune public autant que des esprits restés jeunes.

D'abord il y a ce lieu : un théâtre rouge et or, à la façade baroque, surmonté d'affiches aux belles lettres manuscrites.

Si on lève les yeux, une cassette en aluminium débordante de bijoux annonce la mise en scène généreuse d'Attilio Maggiulli. Puis on pénètre dans l'antre, une grotte magique où cet acte théâtral s'élabore mystérieusement. Des masques plumés, huppés, de cuir ou de couleur, ornent tous les murs, belle collection un peu inquiétante qu'on attend de voir s'animer sur les planches. Dans la salle, le noir se fait, et l'on surprend deux comédiens italiens en pleine répétition. Une séquence presque muette où Arlequin vole le pourpoint de Pantalon, et tout est dit.

Le corps sera roi sur le plateau.

Arrive alors Jean-Baptiste Poquellin, excusez du peu, sa dernière pièce à la main : l'Avare. Les deux Italiens vont alors donner une brillante leçon de théâtre au pauvre Molière autant qu'au jeune public. Ils reprennent en effet sa pièce façon commedia dell'arte, et l'on retrouve avec bonheur quelques grands moments de l'Avare : de la dispute entre La Flèche et Harpagon au fameux monologue de ce dernier, en passant par le subterfuge employé par la soubrette Frosine pour tromper son maître…

Cet assemblage disparate donne un singulier coup de jeune à notre bon vieux Molière. Les répliques familières sont soudainement rajeunies sous l'action décapante de l'" a-na-chro-nisme ". C'est ce que nous dévoilent les comédiennes entre chaque scène, dans des intermèdes explicatifs aussi ludiques que pédagogiques. On rit alors quand, par la magie du mime, la calèche devient métro ou quand une diction " rapée " donne au monologue d'Harpagon une saveur toute moderne.

Des comédiens généreux

Les comédiens virevoltent pour faire naître sur l'estrade presque vide un monde plein de cassettes, de portes et de miroirs imaginaires. Les mains agiles dessinent pour le spectateur boucles et colliers fantastiques, qui hantent tant l'esprit de notre pauvre Harpagon. Car l'avarice n'a jamais été aussi généreuse qu'à la tribune de la Comédie italienne.

Les comédiens se donnent à fond, communiquent leur énergie à un public d'enfants qui sort doucement de sa réserve pour découvrir le plaisir de se faire acteur à son tour : miauler comme un chat, envoûter comme une sorcière, jongler avec des balles imaginaires, que l'on peut même garder avec soi à la fin de la représentation, tels sont les petits plaisirs offerts par Autour de l'Avare. Le trio de comédiens est remarquable. On saluera plus particulièrement le jeu de Caroline Riche, excellent Harpagon sous son masque de cuir. Cet accessoire n'a jamais autant " fait éclater le visage sur le corps entier " (comme le disait Jean-Louis Barrault).

On oublie âge, sexe et voix de la comédienne pour contempler un vieillard noueux, à la démarche de gallinacé, aux mains crochues et au large sourire carnassier. Protéiforme, l'actrice nous livre un Harpagon successivement " dindon ", " cochon "… suivant la plus pure tradition de la commedia animalière. Elle donne la réplique à Chloé Genet, qui joue un Cléanthe " moustique " pour le moins piquant. Arnaud Dupond, par contre assez compassé dans le rôle de Molière, se révèle enfin lorsque, doté de perruque et robe à froufrous, il interprète la soubrette Frosine ! Encore une des belles découvertes de ce spectacle : ici, la différence des sexes ne compte plus. Restent les transfigurations du corps et de la voix comme mot d'ordre ultime du jeu.

C'est peut-être une des leçons de ce spectacle : avant d'être un texte, le théâtre est un art des corps en mouvement.

" Viva la commedia dell'arte ! " : c'est sur ce cri qu'on est tenté de quitter le théâtre de la Comédie italienne.

Tiphaine Pocquet du Haut-Jussé

Mercredi 12 janvier 2011

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theatrotheque.com

 

 

Autour de l'Avare de Molière

... Sur la scène de la Comédie italienne, on navigue entre pur délire et propos pédagogiques.

On invite les enfants à imiter de façon saugrenue les animaux, mais on leur enseigne aussi qu'à l'époque élisabéthaine,

les femmes n'étaient pas admises sur les scène de théâtre (des hommes peuvent donc interpréter des rôles féminins,

comme c'était le cas chez Shakespeare, et vice versa) ou encore ce qu'est un anachronisme.

Ainsi on comprend mieux comment le métro peut avoir sa place dans une pièce qui date du siècle de Louis XIV...

Le public, de tout âge, s'amuse, rit, apprend et s'émerveille : il passe un pur moment - français ou italien, peu importe - de théâtre !

Philippe Kalman

Lundi 3 Janvier 2011

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D'après Molière et d'autres emprunts :

" Scapin et Arlequin sur la lune "

Adapté et mis en scène par A. Maggiulli

 

Le Canard Enchaîné

 

 

C'est un théâtre non pas voué aux enfants, mais aux esprits enfantins :

ceux qui ne posent plus de questions rationnelles dès lors qu'" Il était une fois " est admis.

Comme dans les échanges de bastonnades de la commedia dell'arte du temps de Goldoni, ou dans les farces de Molière, qui a toujours gardé un oeil rivé sur son voisin le théâtre italien.

Cette fois la chose est d'importance :

la Reine de la Lune, incarnée par la plantureuse Manon Barthélemy, au mieux de ses formes pleines, est malade :

ces tristes sires de poètes l'ont réduite à cet état à force de geindre sur sa pâleur et son hypocondrie.

Elle a perdu la bosse de la rigolade et se traîne, noyée sous un torrent de larmes. Son homme à tout faire, bouffon de son état,

qui a emprunté le nom d'un vieux café parisien, Procope (Jean-Jacques Pivert, très drôle sous le masque),

a envoyé une délégation pour quérir ce qui se fait de mieux au monde comme médecins de la mélancolie, Arlequin et Scapin.

Après nous avoir emmenés chez nos voisins sélénites grâce à un pas triste transport en commun,

nous voilà les témoins directs de l'état de leur pauvre Queen.

Apéro géant touillé par les spectateurs. Exercices rythmiques destinés à préparer le rire.

Intervention de Molière et de Pantalon, dont Poquelin s'est inspiré pour ses vieillards. Tumulte généralisé.

La reine pleure de plus belle. Procope tombe enceinte. Car sur la Lune ce sont les hommes qui font des enfants.

Mais ces privilégiés ont la retraite à 120 ans. Examens plus poussés de la malade grâce à un stéthoscope ventousard.

Réparation de sa plomberie endommagée, qui ne se dilate pas comme il convient.

Injections de rire à base de Bourgeois imaginaire, d'École des Tartuffes, de Savantes ridicules,

coups de bâton comme il en pleut dans les Fourberies, après que la reine a glissé sur une peau de banane.

Il ne manque plus que de prononcer le nom de l'homme le plus ridicule de la terre.

C'est Bush pour les Américains. C'est Sarko en France. Et chaque soir sans trucages la reine est guérie.

Elle a toutes les chances de mourir de rire. Et : Maggiulli de rater ses prochaines subventions.

La médecine par le rire est très en pointe chez nous : chaque soir, les témoins non prévenus s'obstinent sur le même nom.

C'est bien sarkomatique, non ?

Bernard Thomas

Mercredi 7 Juillet 2010

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" Le Baiser Enchanté "

Adapté et mis en scène par A. Maggiulli

 

webthea.com

 

 

" Le Baiser enchanté "

d ’après Goldoni

Ce serait une erreur de croire que la Comédie italienne d’Attilio Maggiulli fait de la « commedia dell’arte »

C’est le contraire, puisque la fameuse école italienne repose sur l’improvisation.

Chez Maggiulli, on n’improvise pas, en restant dans la lignée de deux grands maîtres, Goldoni lui-même

(l’auteur phare du lieu, dont l’œuvre a inspiré quatre-vingt-dix pour cent des spectacles de cette salle

qui s’honore d’être le « seul théâtre italien en France ») et Giorgio Strehler.

On retrouve l’esprit de la « commedia » mais en tournant le dos à l’approximation du spectacle impromptu.

Ce serait une autre erreur de croire qu’ici, le style est muséal, rigidement figé dans le respect du passé.

C’est la liberté d’antan, sa folie, son irrespect, la moquerie à l’italienne que revendique Maggiulli.

Une allusion à l’actualité ou à la politique peut surgir dans ces spectacles où les acteurs s’interrompent pour parler de leur rôle ou du public,

sont à la fois dans l’histoire et en dehors, rient de ce qu’ils racontent et n’en jouent pas moins une comédie endiablée.

Le climat est à la farce mais la vivacité cache tout ce qu’il y a de recherché, d’élégant, de savant dans la confection et l’emploi des masques,

la richesse des décors peints qui élargissent incroyablement une scène de petite taille,

le brûlot du texte et du jeu subtilement dirigés contre l’esprit de sérieux.

Cette fois, Maggiulli s’est inspiré d’un livret d’opéra, qui s’appelait La Calamità des cuori et dont Galuppi puis Salieri firent la musique.

Un léger fantastique colore l’histoire : deux amoureux vont se marier avec l’aide d’une fée, mais un méchant mage désire la jeune fille.

Il les prend dans un piège dont il sera difficile de sortir ! Artillerie légère avec la divine Hélène Lestrade qui joue alternativement la fée et la sorcière,

artillerie lourde (mais hilarante) avec David Clair qui interprète en travesti la méchante magicienne Macaca,

jeu comiquement exalté de Valérie Français, Thomas Asselineau et Jean-Jacques Pivert

pour lesquels passer d’un rôle à l’autre ne présente pas de difficultés.

Voilà de la bouffonnerie à l’état pur, c’est-à-dire dans toute sa pureté,

et l’un des meilleurs spectacles de la Comédie italienne, pourtant prodigue en facéties réussies depuis 1980.

Gilles COSTAZ

Lundi 11 Janvier 2010

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Pariscope

 

 

" Le Baiser enchanté "

Carlo Goldoni dont le nom est célèbre au théâtre se partageait entre la comédie et l'opéra.

De 1748 à 1762, il écrivit presque autant de livrets d'opéra bouffe que de comédies.

Adapté justement d'un de ces livrets par Attilio Maggiulli, "le Baiser Enchanté "est une joyeuse féerie où se mêlent le fantastique, le surnaturel et la poésie...

Dans une mise en scène virevoltante d'Attilio Maggiulli, cinq comédiens virtuoses,

Hélène Lestrade, Jean-Jacques Pivert, David Clair, Valérie Français et Thomas Asselineau, s'amusent comme des fous.

Les costumes... sont d'une exceptionnelle qualité et les masques sont plus surprenants les uns que les autres.

Si vous avez gardé une âme d'enfant, ce spectacle joyeux, enlevé et poétique est fait pour vous.

Arlette Frazier

Du mercredi 13 Janvier 2010

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Le Figaro

 

 

Du rire et de l'émotion sur scène :

En cette période de Fêtes, l'humour et la bonne humeur règne...

Notre sélection de spectacles à voir à paris...

" Le Baiser enchanté "

Un autre petit tour du côté de Goldoni et des joliesses grisantes d'une comédie mise en scène par Attilio Maggiulli.

Armelle Héliot

Samedi 19 Dimanche 20 Décembre 2009

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Télérama

 

 

Le Baiser enchanté de Carlo Goldoni Envie de dépaysement ?

N'hésitez pas à pousser la porte de ce ravissant théâtre dédié à la commedia dell'arte.

À l'affiche, un spectacle baroque et féerique conçu d'après un livret de Carlo Goldoni.

L'histoire ? La jeune Zélie aime Alamir, qui aime Zélie. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Que nenni. Le vieux -- et méchant -- mage Phanor, épris lui aussi de Zélie, entend l'enlever à son amoureux...

Décor vénitien, acteur masqué, superbes costumes mise en scène pleine d'humour,

ce « Baiser enchanté » ravira toute la famille. Ici, en effet, on a peur « pour de faux », mais on rit « pour de vrai ».

Michèle Bourcet

Mardi 9 décembre 2009

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Figaroscope

 

 

" Le Baiser enchanté "

Les amateurs retrouveront la patte d’Attilio Maggiulli avec son sens du théâtre et son amour de la beauté .

J-L Jeener

Jeudi 12 Novembre 2009

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figaroscope.fr

 

 

" Le Baiser Enchanté "

L'univers esthétique d'Attilio Maggiulli. Même si ce n'est pas un texte essentiel de Goldoni, c'est toujours aussi beau.

Du mardi au samedi à 20h30. Le dimanche à 15h30

Vendredi 13 Novembre 2009

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Le Figaroscope et Vous

 

 

Théâtre

" Le Baiser enchanté "

Attilio Maggiulli poursuit sa quête du délicieux Goldoni à la Comédie Italienne.

L ‘avis du Figaro ***

Vendredi 13 Novembre 2009


" Les Sortilèges de l'Amour "

Mai 2008 à Avril 2009

 

 

Le Figaro

 

 

« les sortilèges de l'amour »

réconcilient, par la plume du maître des lieux, Goldoni et Gozzi ...

 

Huit comédiens sur un plateau exigu mais que le talent de cette troupe idéale dilate aux dimensions d'une salle prestigieuse.

Une étoile y brille, ravissante et vive, Hélène Lestrade .

Rythme délié, joliesse des mouvements, nervosité des réparties, tout est à l'image d'Attilio Maggiulli magicien de cet îlot enchanté.

Armelle Héliot

Vendredi 21 novembre 2008

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Le Monde

 

 

Les choix du " Monde " : Théâtre : « les sortilèges de l'amour » Paris

Dans son délicieux petit théâtre de la rue de la Gaîté, à Paris,

Attilio Maggiulli, qui fit ses classes avec Giorgio Strehler, porte haut les couleurs de la commedia dell'arte.

Pour sa dernière création, " les sortilèges de l'amour ", il s'inspire à la fois de Goldoni (le talisman magique) et de Gozzi (le roi Cerf).

Festif et gai.

Fabienne Darge

Jeudi 2 octobre 2008

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Le Canard Enchaîné

 

 

« les sortilèges de l'amour », un beau rêve.

... Ce qui compte vraiment, c'est l'enchantement du spectacle imaginé par le vrai magicien des lieux : Attilio Maggiulli.

A peine a-t-on mis un pied dans la petite salle de la rue de la Gaîté, un ancien commissariat de police, qu'on est pris de vertige par son génie baroque.

Avec des bouts de carton, des morceaux d'étoffes, des masques, des débris, des oripeaux mués en décors et en costumes insensés, il fabrique un monde peuplé de sirènes, de mendiants chinois, de Dieux, de princesses merveilleuses, où tous les prodiges peuvent arriver et se produisent.

Animée par une troupe de farfadets-comédiens, dont Hélène Lestrade, à la voix si rare, une cascade de tableaux vivants pleut sur nous, au point qu'on ne sait plus où donner du regard : pas moyen d'échapper à ce sortilège-là.

Bernard Thomas

Mercredi 11 juin 2008

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Figaro Magazine

 

 

« les sortilèges de l'amour »

... Attilio Maggiulli s'est amusé à regrouper deux oeuvres des deux ennemis Carlo Gozzi et Carlo Goldoni.

L'auteur de Turandot et de l'oiseau vert détestait en effet celui des Rustres et de la Locandiera, qui le lui rendait bien.

L'un prônait un théâtre fantastique, l'autre un théâtre réaliste. Et c'est Goldoni, vaincu, qui dut s'exiler à Paris, pour le plus grand bonheur du théâtre français.

Le montage de Maggiulli s'inspire du Roi Cerf et d'une pièce peu connue de Goldoni : Le Talisman magique.

Elle raconte l'histoire dans une Chine rêvée, du roi Dérame, confronté à l'ambition et à la jalousie morbide de son Premier ministre Tartaglia.

C'est l'univers fantastique de Gozzi qui l'emporte. Un univers de masque et de féerie avec lequel Maggiulli est très à l'aise.

C'est cohérent, généreux, et les acteurs de la Comédie Italienne sont très à l'aise dans ce travail.

Un spectacle de fête pour passer l'été à Paris avec l'illusion d'être à Venise.

Jean-luc Jeener

Samedi 14 juin 2008

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Pariscope

 

 

« les Sortilèges de l' Amour »

… Dans cette fantaisie baroque, fantastique, va surgir tout un monde, animal, végétal et minéral,

avec métamorphoses, sortilèges et pouvoir magique, et deux images fortes, le voyage et les masques.

" Les sortilèges de l'amour " sont une immersion totale dans la Commedia dell'arte avec des comédiens qui excellent dans l'art de la transformation

et font merveille dans cette cascade de tableaux vivants et colorés.

En tête de distribution, la divine Hélène Lestrade à la voix d'or

et David Clair qui se glisse avec panache dans ce rôle de roi de Chine, mais c'est toute la troupe qu'il faut saluer.

Vous aimez la féerie, les costumes somptueux, les superbes masques et si, adulte vous avez gardé une âme d'enfant, ce spectacle vous réjouira.

Arlette Frazier

Mercredi 25 juin 2008

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Les Echos

 

 

" Les sortilèges de l'amour " comédie et féerie : la fantaisie vénitienne du XVIIIe siècle retrouvée.

La troupe de la Comédie Italienne,

Hélène l'estrade, une stupéfiante actrice, Jean-Jacques Pivert, Valérie Français, Candido Temperini, David Clair, Thomas Asselineau, Olivier soliveres,

joue à la charge, en direction du public, avec cette énormité des voix et des gestes qui n'est pas de la guignolade mais du grand art.

Les décors, costumes, masques sont autant de chatoyants trompe-l'oeil.

Cette chinoiserie italienne distille la rouerie heureuse d'un carnaval vénitien.

Gilles Costaz

Samedi 26 juin 2008

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Le Nouvel Observateur

 

 

Monstres et merveilles «les sortilèges de l'amour», d'après gozzi et goldoni

Attilio Maggiulli adore les mariages contre nature.

La Comédie Italienne, le ravissant théâtre qu'il a ouvert en 1980 rue la Gaîté,

n'est-elle pas née de l'alliance - qui eût rempli de joie Lautréamont d'un poste de police avec un sex-shop ?

Tout aussi inconcevable, la collaboration des deux ennemis irréconciliables qu'étaient les deux Carlo, Goldoni et Gozzi.

Il faut dire que le premier prétendait vider la scène vénitienne de tout ce que chérissait le second. Goldoni voulait libérer les acteurs du masque et des stéréotypes

de la commedia dell'arte pour conférer plus de réalisme à ses comédies bourgeoises, alors que le noble Gozzi se faisait le défenseur des féeries traditionnelles.

C'est lui qui l'emporta. Goldoni dut abandonner la place.

Faut-il que Maggiulli soit pervers pour qu'ait germé dans sa tête une idée aussi tordue que celle d'incorporer

des scènes du «Talisman magique», de Goldoni, à l'intrigue du «Roi Cerf», de Gozzi !

Mais quel mal à cela si la chimère est séduisante ?

Tous les sociétaires et pensionnaires de la Comédie Italienne -

Mmes Lestrade et Français, MM. Asselineau, Clair, Pivert, Temperini, Armini et Solivérès - sont dignes d'éloges.

Leur belle humeur enchante le public autant que les tours de magie du roi Derame.

Jacques Nerson

Jeudi 3 juillet 2008

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Madame Figaro

 

 

Baroque Italien de poche

 

Quel enchantement d'aller à La Comédie Italienne, mi écrin, mi bonbonnière, qui ne programme que des auteurs Italiens.

Cette fois, Attilio Maggiulli marie les deux Carloet rivaux Vénitiens, Goldoni et Gozzi, respectivement pourfendeur et défenseur de la commedia dell'arte.

Du mariage d'un livret d'opéra "le Talisman magique"et d'une pièce extravagante" Le Roi cerf" naissent ces "Sortilèges..."tout droit sortis du XVIIIe.

Masques et métamorphoses. Dépaysement baroque garanti avec ce voyage dans l'imaginaire pour petits et grands.

Laetitia Cénac

vendredi 11 juillet 2008

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Télérama

 

 

« les sortilèges de l'amour »

 

Grâce au talent de la troupe de la Comédie Italienne, on ne peut que succomber au charme de cette féerie baroque mêlant humour et fantastique.

De quoi ravir les amateurs.

Michèle Bourcet

Mercredi 23 juillet 2008

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Le Généraliste

 

 

« Carnaval Vénitien »

 

Fondateur de la Comédie Italienne à Montparnasse, Attilio Maggiulli est un magicien.

Au XVIIIeme siècle à Venise, Goldoni et Gozzi, auteurs rivaux ,se détestaient.

Aujourd'hui, Maggiulli a cousu "le talisman magique"de Goldoni avec "Le Roi cerf" de Gozzi,

pour un spectacle aussi drôle que somptueux, se passant chez le roi de Chine.

Chacun des huit personnages se cache sous les beaux masques de Thierry Graviou : ce ne sont que perroquet babillard,

mouche fureteuse, canard presque laqué, bouledogue impérieux, monstre indéfini à écailles bleues...

Une statue rit quand elle entend des mensonges, une robe s'orne de poissons rouges, une forêt enchantée palpite d'immenses éventails.

Interprètes et public sont à la fête. Sirène ornée de palmes, la fine Hélène Lestrade chante en Chinois.

La gracieuse Valérie Français joue quatre rôles. De roi, David Clair se mue en mendiant.

Voici le spectacle idéal pour mettre en joie les enfants, tout en charmant les adultes ou prétendus tels.

Bruno Villien

Vendredi 26 Septembre 2008

 


 

" Le Hoquet Du Pape "

Mai et Juin 2009

 

Pariscope

 

 

" Le Hoquet du Pape"

(tragi-comédie)

 

la comédie italienne change de ton et de registre pour s'attacher à l'un des problèmes du monde contemporain :

l'Eglise et ses intégristes ....

Tout y passe : l'antisémitisme, l'homosexualité qu'il faut combattre, tout comme l'avortement qui est crime et la jouissance un péché mortel.

Quant au sida, c'est un cadeau de Dieu. Quel réquisitoire ! Le quatuor de comédiens est parfait. Candido Temperni, onctueux, sûr de lui.

Les pieds sur terre, l'excellent Jean-Jacques Pivert est un teigneux rustre et soupe au lait,

et David Clair campe un médecin humaniste déboussolé par tant de véhémence.

Hélène Lestrade est bouleversante dans ce rôle de femme blessée.

L'Italien Attilio Maggiulli se défoule avec une belle insolence doublée d'un esprit rageur et ravageur

dans ce spectacle d'une brûlante actualité où chacun y trouvera son compte selon sa croyance et ces idées.

Arlette Frazier

Mercredi 3 juin 2009

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Le Canard Enchaîné

 

 

" Le Hoquet du Pape"

(Pourquoi tu tousses ?)

 

Pour une fois qu'il ne défend pas avec brio Goldoni ou Eduardo Di Filippo. Attilio Maggiulli y va franco.

On pourrait dire aussi salazaro. Ou hitlero : ce sont les noms les plus communs accolés à son charmant héros, l'évêque Carlo,

venu dans ce petit village proche de Rome pour dire une messe en latin en l'honneur de sa défunte maman, dont il ne s'est guère occupé.

Le rideau s'ouvre sur une sacristie dévastée par les nervis bottés, au crâne rasé, vêtus de noir,

qu'a amenés avec lui l'homme d'Église, membre de la Fraternité Pie XII.

Laura (l'émouvante Hélène Lestrade), la cinquantaine timide, affolée, erre dans les décombres, serrant contre elle un tam-tam crevé.

Entrent successivement Firmino, le volumineux boucher devenu maire du pays (Jean-Jacques Pivert, très bon aussi),

puis Gianni, le toubib (David Clair), fatigué, entre " pietà et humanisme ", d'avoir tant vu de misère.

L'évêque Carlo, enfin (Candido Temperini, dont on jurerait qu'il est prélat à plein temps), tout pimpant,

coquet à la prestance indubitable, un homme de conviction.

Ils sont amis d'enfance, jadis inséparables comme les doigts d'une main, dont il ne resterait que le majeur, celui qui est si utile pour signifier " Va fenculo ".

Leur pote, promu dignitaire au Vatican avec sa caste réhabilitée par Jean-Paul II après avoir été excommunié,

a été scandalisé que le curé local actuel, le père Malik, soit africain. ....

Le ton est donné. Tout va y passer. .... Les invectives pleuvent, mêlées à des affirmations puisées à bonne source.

Car enfin ces perles noires sont bien issues du clergé intégriste que Benoît XVI ne tient plus à l'index. ....

Les amateurs d'anticléricalisme épicé trouveront là leur compte. Les délicats feront la fine bouche.

Seul un Italien peut manifester à pleins poumons un acharnement aussi ravageur.

Bernard Thomas

Mercredi 13 mai 2009

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Figaroscope

 

 

" Le Hoquet du Pape"

 

Nous sommes en Italie, près de Rome, dans un petit village où trône l'Église.

La sacristie a été dévastée et les gens sont sous le choc.

La raison ? Le prêtre, récemment nommé, est noir. Ce qui ne plaît pas aux paroissiens intégristes, ni à leur évêque un peu trop extrémiste.

Deux amis d'enfance de ce dernier, scandalisés par son attitude, essayent de lui faire entendre raison. Ce qui n'est pas très simple...

Saluons d'abord le courage d'Attilio Maggiulli, qui prend le risque de monter une pièce contemporaine

et laisse de côté, pour une fois, ce qui fait la marque de fabrique de son théâtre : la commedia dell'arte.

Pour le reste tout est discutable. C'est un procès sans avocat. À vouloir trop charger l' Église, la pièce se perd :

Williamson, la capote, l'homosexualité, Pie XII, tout y passe... Pauvre évêque.

Heureusement qu'il est joué par un bon comédien : CandidoTempérini .

Jean-Luc Jeener

Mercredi 3 juin 2009